Yes, we can… go higher on Wall Street

Juste avant que les citoyens américains ne se rendent aux urnes pour les élections législatives à mi-mandat du président Obama, la présidente de la Fed Yellen donnait un dernier petit coup de pouce monétaire dans le dos de son puissant, mais peu populaire patron à la Maison blanche. Il est assez fascinant de constater combien la politique monétaire de la superpuissance économique de notre planète peut être dominée par un agenda purement politique. Nous avions déjà souligné à plusieurs reprises que la stimulation monétaire, par le biais de taux au plancher et surtout de rachat massif d’obligations d’État et d’entreprise sur les marchés financiers, se terminerait le 30 octobre 2014 très exactement. Ni la veille, ni le lendemain. L’autorité monétaire avait pour principal objectif de fournir à l’économie et au marché de l’emploi un maximum d’adrénaline jusqu’aux élections « mid-term » au Congrès. Les sondages d’opinion annonçaient en effet (ce qui s’est confirmé) la perte par les démocrates de leur majorité législative. Il fallait donc hisser toutes les voiles monétaires pour éviter l’enlisement politique complet de la présidence Obama.

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Des sushis au menu chinois

Nous ne nous attendions pas à ce menu. Nous avions peut-être trop faim d’un plateau de mesures de soutien de la part des autorités chinoises: le besoin s’en faisait sentir (et encore aujourd’hui), les possibilités ne manquaient pas et rien n’empêchait de décider une injection monétaire massive destinée à remettre l’économie chinoise sur les rails d’une croissance plus élevée. Et (effet induit bienvenu), elle aurait pu donner à l’économie de l’Europe occidentale une impulsion positive dont nos pays auraient bien besoin. Lire la suite

Un pensiero nemico di pace*

Les deux tentatives précédentes de la Banque centrale européenne afin de restaurer la confiance dans le secteur bancaire par des tests de résistance se sont soldées par une grosse gaffe (pour le dire poliment). Comme l’ont révélé les résultats, ce sont précisément les banques ayant reçu le plus de louanges qui ont été les premières à sombrer. L’objectif visé par les tests était touchant: les investisseurs et les épargnants devaient être rassurés coûte que coûte et tous les moyens ou presque étaient bons pour y parvenir. Les tests de résistance ont été quelque peu « forcés » et une utilisation abusive de la technique – pourtant solide – à la base de cette méthode a permis d’aboutir au résultat souhaité. Ce qui n’a pas manqué, à l’époque, de susciter la commisération de toute personne douée de bon sens avec une formation minimale en statistique. Heureusement, la BCE a également accompli durant la période concernée un travail particulièrement positif, en fournissant notamment aux marchés financiers des liquidités de manière plus que suffisante. Toute personne ayant un peu d’expérience de recherche en ce qui concerne le risque financier systémique connaît en effet la cause principale de ce type d’évolution dramatique: une rechute de l’apport de liquidités dans le secteur financier.

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