La fanfare à l’avant-garde

Ne nous soupçonnez pas de sympathie pour cette activité, mais si nous devions malgré tout partir à la chasse, il nous semblerait préférable de ne pas envoyer la fanfare à l’avant-garde dans la forêt. En tout cas, c’est à éviter si l’on veut ramener une proie de taille chez soi.

Pourtant, c’est bien cette stratégie que la BCE semblait suivre depuis longtemps, après le lancement de son programme de QE. Cette stratégie consiste à acheter simplement massivement toutes les obligations d’État à un rythme fixé d’avance. Ainsi, le taux d’intérêt sur ces placements se réduit à zéro (ou même à un taux négatif si cela s’avérait nécessaire). Une rémunération aussi modique éloigne les banques des obligations d’État, de sorte que les crédits deviennent la seule alternative rentable. Ainsi, les PME obtiennent (enfin) un accès à la gigantesque montagne de liquidités que la BCE a créée (mais désormais stockée dans des positions en obligations d’État sur les bilans bancaires) et l’on peut travailler sérieusement à des investissements, à la création d’emplois, aux dépenses de consommation avec, finalement, une reprise économique durable. Lire la suite

Un peu inquiet?

Après la récente course record inégalée sur les marchés boursiers, il n’y a pas lieu d’être étonné – et encore moins effrayé – par une fluctuation baissière des cours de cet ordre de grandeur. Mais, avant d’annoncer des soldes anticipées, il importe dans un premier temps d’examiner de près les facteurs contextuels. Cela serait en effet un véritable péché de perdre une partie des profits antérieurs en effectuant de nouvelles acquisitions à un moment inadéquat ou en maintenant trop longtemps des positions en actions et obligations, car de futures pertes potentielles pourraient ainsi éroder dans une mesure inutilement élevée les valeurs ayant connu une forte augmentation. Lire la suite

Le temps a fini par se couvrir.

Le chemin radieux vers les sommets, que la plupart des bourses mondiales ont emprunté ces dernières années, les a conduit, outre au nirvana pour les actionnaires, sur un terrain de plus en plus aride, mais aussi de moins en moins riche en oxygène: de quoi alimenter une méfiance croissante quant à la soutenabilité de tels niveaux de cours, à la stabilité de la situation économique et géopolitique et à l’évolution attendue des taux d’intérêt. Lire la suite