Grand-mère au sommet

Dans les pourparlers diplomatiques, la règle numéro 1 implique que vous ne pouvez l’emporter sur votre adversaire que si vous êtes capable de lui faire une proposition dans laquelle il perd tout, sauf la face.

Les négociateurs européens semblaient vouloir viser l’humiliation complète. La solution ultime que tentait de présenter le Premier ministre grec devant son gouvernement lui permettrait de tourner le dos aux négociations, faire avaler à la population grecque toutes les mesures d’économie sans en porter le chapeau par la suite et éviter à la Grèce le destin amer d’un Grexit. Pour apporter au drame la touche de sentiment nécessaire, le Premier ministre Tsipras n’a pas manqué de citer sa propre grand-mère: si elle acceptait les économies imposées, il les accepterait également… Lire la suite

Ne dites pas simplement « chinois » à un Chinois (surtout pas en Chine)

Le vendredi matin 26 juin, l’indice boursier CSI 300, qui indique la valeur boursière d’un certain nombre d’entreprises chinoises représentatives et cotées sur les marchés de Shanghai et Shenzhen, a été confronté à un sérieux choc. Pour mieux comprendre: cet indice ne représente qu’une partie de l’ensemble du marché chinois des actions (comme illustré dans le graphique 1, sur la base de l’indice chinois Hang Seng et principalement DATASTREAM) et a fait l’objet d’une attention particulière, principalement en raison de la hausse spectaculaire ayant doublé sa valeur au cours de l’année écoulée. Lire la suite

Deus ex machina

Comment une situation presque impossible aboutit à la conclusion souhaitée grâce à un tournant improbable dans l’intrigue d’une histoire.

Même si cette technique narrative fut exploitée dans la tragédie grecque dès l’Antiquité, j’ai toujours pensé que ce type de revirement soudain résultait surtout d’un manque d’inspiration de la part des auteurs, mais permettait d’orienter malgré tout le scénario dans une direction donnée.  Lire la suite

Le baron de Münchhausen

En reportant systématiquement une solution à la situation financière dramatique de la Grèce (dont les pouvoirs politiques helléniques sont responsables en grande partie), les investisseurs commencent à douter de la volonté ou de la capacité des « dirigeants » européens à trouver une issue à l’impasse actuelle. Ce qui pèse lourdement sur les marchés financiers. Tant les actions que les obligations ont ainsi déjà subi de sévères corrections. Bien sûr, la rechute récente des cours s’explique également par d’autres raisons. Et la moindre n’est pas la fatigue (ou le vertige) que peut ressentir tout investisseur sensé au vu de l’ascension accomplie depuis le début de 2012… Lire la suite