Un lundi d’égarement

Le 24 août 2015 a tenté, en vain, de se faire une place dans les annales de l’histoire boursière, quelque part entre les Black Mondays historiques de 1987 et 1929 (cette dernière année avait également compté un Black Tuesday, Wednesday et Thursday). On y avait pourtant mis les moyens: les « économistes » les plus médiocres (mais aussi les plus chers) se sont ingéniés, devant micros et caméras, à pousser dans les cordes des investisseurs (actuellement très) nerveux, à coup de prévisions catastrophistes superficielles. Ils n’y sont pas parvenus. La gloire éternelle ne sera pas accordée à cette journée que l’on retiendra surtout comme un « lundi d’égarement »: le jour où les investisseurs n’ont pas pris la peine de lire la seconde partie d’un rapport de conjoncture et n’ont pas vu la différence entre une adaptation (très prometteuse) d’un mécanisme de cours de change et une dévaluation. Lire la suite

Une tempête chinoise, hissée à tort au niveau de typhon

La descente aux enfers de la Bourse chinoise se poursuit sans que rien ne semble pouvoir l’arrêter. En Chine, nous n’avons pris que des positions dans un portefeuille largement diversifié d’actions d’entreprises de nature défensive, dans le secteur de la consommation. Mais le dévissage de la Bourse technologique locale menace à présent de contaminer les marchés asiatiques et de provoquer une sérieuse correction baissière, temporaire, en Europe comme aux États-Unis. Lire la suite

Se faire rouler dans la farine, à la mode chinoise

En voyage professionnel dans l’empire du Milieu, votre serviteur s’est vu maintes fois proposer au restaurant des mets dont il valait mieux ne connaître ni l’origine, ni les ingrédients, ni le mode de préparation. Mais il y a finalement peu d’aliments comestibles que l’être humain refuse de manger une fois qu’ils sont enrobés d’une bonne couche de farine passée à la friture, sous peine de froisser son hôte. Le tout est d’avaler sans trop mâcher, ni trop y penser. Et votre hôte sera ravi. Parce que dans ces contrées lointaines, faire la fine bouche est très mal vu.

Mais cette fois, la mixture enrobée de farine que nous ont servie nos amis chinois semble être restée sur l’estomac de bien des investisseurs. En Bourse, les mauvaises surprises ne sont jamais très digestes mais quand il s’agit d’une dévaluation intervenant au cours de la journée la moins active de l’année (veille de Noël exceptée), il y a de quoi en perdre l’appétit. Lire la suite