Le syndrome de Stendhal

Lorsque le romancier français Stendhal (qui écrivait sous un pseudonyme mais peu importe à présent) s’est promené pour la première fois à Florence, il est littéralement tombé en pamoison.

Il a déclaré par la suite que la diversité artistique de cette ville splendide l’avait frappé au point de ne pas pouvoir traiter émotionnellement autant de beauté à la fois. L’histoire médicale n’a retenu qu’un nombre limité de ce cas étrange d’« éblouissement / évanouissement » mais ne l’a pas moins érigé en syndrome psychique établi. La fine ligne séparant la vérité de la poésie (Wahrheit und Dichtung) a inspiré, il est vrai, bien d’autres et de bien plus fantasques acrobaties intellectuelles… Lire la suite

Et pourtant elle tourne!

Tout ne doit pas toujours être pleinement conforme à la vérité. Comme l’a décrété Mark Twain: Il ne faut jamais laisser la vérité entraver une bonne histoire.

Si l’on peut sérieusement douter que la célèbre expression Et pourtant elle tourne ait effectivement été formulée par Galilée, elle s’inscrit pourtant avec une telle perfection dans ce contexte qu’elle a de toute manière pu se forger une place à tout jamais dans l’Histoire. Le grand astronome italien, qui souhaitait, quoi de plus naturel, échapper aux geôles à torture de l’Inquisition, a ainsi pu ménager la chèvre et le chou. Il a pu à la fois prendre la fuite et rester fidèle à sa théorie héliocentrique. Lire la suite