Pas grand-chose de neuf sous le soleil italien (même si vous y paressez sur un banc)

Statistiquement parlant, dans le monde industrialisé, une crise financière de grande envergure survient globalement tous les 12 ans. Dans les pays en croissance, cela arrive même tous les 10 ans[i]. Il suffit de penser aux crises bancaires scandinave et finlandaise, à la débâcle asiatique de 1997, à l’implosion de LTCM en 1998 ou encore aux caisses d’épargne américaines qui, dans les années 80 du siècle dernier, se sont affaissées tels des dominos en laissant derrière elles un gouffre financier de 300 milliards de dollars américains. Ceci étant, quelles que soient les conséquences sur l’environnement local, les effets ont largement perdu de leur vigueur en arrivant aux frontières nationales ou régionales. Des contrecoups dramatiques affectant l’ensemble de l’économie mondiale, comme en 2008 ou 1930, sont plutôt exceptionnels et exigent une constellation bien spécifique, généralement combinée à toute une série d’erreurs stratégiques successives [ii] permettant aux problèmes bancaires de franchir les frontières nationales. D’un point de vue statistique, une nouvelle crise bancaire n’aurait donc rien d’étonnant mais dans le cas spécifique des banques italiennes, il s’agit tout de même d’un risque qu’il est possible d’éviter de façon relativement simple. Lire la suite

Retour vers le futur

Le calme revenu après la tempête, il semble que la situation géographique de la Grande-Bretagne n’ait pas beaucoup changé. Il y pleut toujours assez souvent et l’on s’y querelle comme par le passé. Selon le point de vue local, tout le bien sur cette planète est à mettre sur le compte de l’intervention britannique. Tout ce qui tourne mal trouve son origine au fin fond de l’Europe continentale. Lire la suite

Vous vous sentez un peu dépressif? Alors, lisez la suite…

Que les fleurs se fanent et que les navires sombrent n’est probablement pas un scoop pour vous. Ni que les Bourses fluctuent. Mais contrairement à l’issue fatale que connaissent les fleurs et parfois les navires, nous savons depuis toujours que nous subissons la volatilité du marché des actions pour trouver, à condition de faire preuve de patience, une compensation dans les primes de risque intégrées dans le prix des actions. Lire la suite

Drôle de guerre…

Pour freiner quelque peu l’expansionnisme de l’étrange moustachu que nos voisins de l’Est surveillaient à l’époque, la France et la Grande-Bretagne déclarèrent la guerre, le 3 septembre 1939, à l’Allemagne nazie, après que cette dernière ait envahi la Pologne. 77 ans plus tard, il reste encore facile d’attiser les foules avec des messages caricaturaux et une hostilité simpliste, mais une drôle de guerre pourrait s’avérer, cette fois, la bonne approche stratégique à adopter. Lire la suite