Basta un sì?

Intégrer des considérations politiques dans ses décisions d’investissements, c’est courir le risque d’être déçu sur les deux tableaux: le politique et le financier. Dans notre analyse, nous veillons donc toujours à opérer une stricte distinction entre la dramaturgie électoral(ist)e et les tendances économiques fondamentales sous-jacentes, qui finissent toujours par prendre le dessus. Ce qui a justifié notre attitude relativement indifférente au résultat des élections présidentielles américaines, pour nous intéresser avant tout à ses éventuelles conséquences financières. Qui nous sont apparues favorables le 4 novembre. Les marchés financiers en ont tiré une conclusion similaire: la plupart des Bourses ont progressé sensiblement, avec de nouveaux records pour le Dow Jones, l’indice S&P et – fait remarquable – l’indice Russel qui comprend de nombreuses midcaps, ce qui traduit l’ampleur du mouvement haussier. Il est vraisemblable qu’une victoire de l’autre camp aurait déclenché une hausse comparable, ne fût-ce que dans d’autres secteurs que les banques et la pharmacie. Le référendum sur le Brexit britannique ne nous avait pas non plus passionné outre mesure parce que, dans les deux cas, son résultat aurait éliminé une incertitude, ce qui aurait suffi en soi pour déclencher un momentum haussier. Lire la suite

Sur les coups durs et les opportunités

Le véritable esprit d’entreprise ne transparaît pas toujours clairement des succès engrangés. Ils peuvent être en effet le résultat d’une chance passagère. Les capacités des chefs d’entreprise et des travailleurs ne peuvent être évaluées correctement qu’à long terme.

La pertinence et l’efficacité d’une approche commerciale et industrielle se jaugent à l’attitude adoptée face aux coups durs liés indissociablement à toute forme d’activité économique. Face à l’adversité, il faut tout d’abord analyser, avec tout le réalisme nécessaire, le théâtre des opérations. Un examen minutieux révèle en général que tout n’est pas perdu et qu’il reste assez de possibilités à exploiter pour repartir de l’avant. Lire la suite

No panic, it’s only a President!

Le peuple américain a parlé. Une majorité évidente s’est rangée du côté du candidat qui inspire peu de confiance au reste du monde.

Donald Trump, qui a horreur des structures et de l’étiquette politiques, a su toucher les électeurs américains grâce à sa stratégie unique et sa connaissance des médias. Ce serait trop simpliste d’imputer cette victoire électorale exclusivement au mécontentement (profond) des ouvriers américains blancs, peu ou mal formés et sensibles aux arguments populistes et insinuations racistes. Lire la suite

Brexit 2.0?

Il est tentant de dépeindre les deux candidats à la présidence américaine en qualifiant leur personnalité, pour l’un, de populiste, grandiloquente et d’impulsive et, pour l’autre, de prétentieuse, distante et d’élitiste.

Mais, nous l’avouons, notre admiration à l’égard des deux personnages n’a fait que croître au fil de ces derniers mois. Il en faut de l’énergie à un septuagénaire pour multiplier les meetings au quotidien et avaler des milliers de kilomètres avec, dans son sillage, des caméras de télévision et des smartphones qui traquent en permanence son moindre mouvement pour en faire a big issue. Le moins que l’on puisse dire est que le gagnant aura prouvé sa capacité à faire face à l’adversité.

L’avance de Rodham sur son opposant a fondu ces derniers jours mais reste suffisante pour autoriser le New York Times à lui prédire la victoire (avec une probabilité de 85 %)… Lire la suite