À courte vue

Ne nous demandez pas de prendre parti dans le conflit politique qui oppose Madrid et Barcelone. Le choix qui se présente à nous n’est en effet guère enthousiasmant entre la main de fer d’un régime unitaire et le régionalisme doucereux de leaders radicaux soudain pris de vertige. Le premier fait preuve d’une violence que le fin connaisseur Duc d’Albe aurait sans doute appréciée tandis que les seconds se drapent dans leur sentiment de supériorité (économique ou de tout autre ordre). Le pari risqué du leader catalan d’agiter l’option nucléaire d’une scission pure et simple semble en tout cas tourner à son désavantage maintenant que les classes moyennes de sa région se mettent à douter des bénéfices économiques d’une indépendance et que ses alliés d’extrême-gauche ne lui laissent pratiquement aucune marge de manœuvre. En répondant vaguement à l’ultimatum de Madrid exigeant qu’il précise si oui ou non il avait déclaré l’indépendance de la Catalogne durant son long discours du 12 octobre, le président catalan a renvoyé la balle dans le camp de Madrid où un Premier ministre droit dans ses bottes, et une fière vice-première au regard noir, lui promettent enfer et damnation.   La Teoría del Loco – comme vous vous en souvenez sans doute. Lire la suite

The Madman theory (et à présent: La Teoría del Loco)

Comme l’entourage du président américain en exercice nourrissait (plus que) de sérieux doutes sur sa santé mentale, il a lui ôté l’accès aux codes de lancement des missiles nucléaires. Il s’en fallait de peu. On craignait en effet un geste de désespoir du président qui ne comprenait pas pourquoi une peccadille comme le « scandale du Watergate » avait pris de telles proportions alors que cet « incident » n’avait eu aucune importance politique. Nixon n’avait-il pas réussi à se faire réélire avec un écart (inédit) de 18 millions de voix sur son adversaire (qui était même contesté dans son propre camp)? Lire la suite