Ce n’est pas le moment de jouer les héros (non diversifiés)

Les seules élections qui comptaient un peu à nos yeux ont conduit à une forme d’impasse jusqu’à présent. Les scrutins français, néerlandais et même américains ne nous ont guère émus et ont même produit des résultats plutôt positifs, du point de vue des rendements boursiers.

Les élections en Allemagne charrient de plus grands enjeux. La (toujours) chancelière allemande est en effet, depuis des lustres, le point d’ancrage de la zone euro. Nous serions beaucoup plus marris de la voir quitter la scène politique allemande et européenne.   Pour l’heure, les négociations découlant des résultats des élections du mois de septembre butent sur des oppositions/contradictions inconciliables à première vue. Un blocage inhabituel pour nos voisins d’outre-Rhin, alors que les échiquiers politiques belge et néerlandais sont le théâtre depuis des temps immémoriaux de longues et harassantes tractations politiques au lendemain de pratiquement tous les scrutins. Lire la suite

Schtroumpf grognon

Tout comme notre idole schtroumpfé de bleu et de blanc, nous n’aimons (pratiquement) rien. Pour être plus précis: nous haïssons tout ce qui perturbe le fonctionnement normal des marchés financiers, surtout dans le contexte actuel, marqué par un potentiel haussier limité des taux d’intérêt à long terme et une croissance économique plus que suffisante pour hisser à un niveau record tant les résultats des entreprises que le marché de l’emploi, sans provoquer de dérapage des prix.

Nombre de Bourses mondiales ont ainsi atteint récemment de nouveaux sommets historiques, en étant soutenues par des primes de risque qui offrent toujours un bon matelas pour absorber les (inévitables) fluctuations futures mais aussi par une volatilité attendue extrêmement basse (déduite des marchés d’options). Les indices Dax en Allemagne, S&P Composite, Dow Jones et Nasdaq aux États-Unis mais aussi l’indice général MSCI Europe culminent à des niveaux inédits, ce qui malheureusement a réveillé les indécrottables oiseaux de malheur. Leur réaction est aussi prévisible que les gelées matinales en novembre. Lire la suite