Qui sème le vent…

Nous avons appris d’une source fiable et insoupçonnée que l’enseignement secondaire ne consacrait plus beaucoup d’heures d’études aux dictons populaires, fruits d’une sagesse séculaire. Pour donner l’occasion aux jeunes lecteurs de compléter la seconde moitié du titre, précisons qu’on reste dans le registre de la météo: qui sème le vent récolte… la tempête. Lire la suite

4

Faites donc le calcul tranquillement de votre côté. Avec, au hasard, l’expression hausse de taux, mais vous pouvez en utiliser une plus longue ou plus courte. Comptez le nombre de lettres de l’expression (dans notre cas: 12). Ensuite, faites de même avec le nombre que vous trouvez (5 donc). Et appliquez à nouveau la même procédure (4). Après un nombre limité d’étapes, vous découvrirez un grand secret cosmique, mais ne le dites surtout à personne: tout se termine par 4. Dans le jargon économique en tout cas (sauf si vous pratiquez aussi les idiomes non moins obscurs de la statistique et de la physique quantique). Lire la suite

Cruel to be kind

Il a suffi d’une légère poussée de fièvre de l’indicateur de l’inflation réalisée dans la zone euro pour que la Banque centrale européenne (BCE) indique que l’avenir du programme quantitative easing serait débattu prochainement. On devine que ces doctes discussions déboucheront très probablement sur la réduction progressive de ses achats (massifs) d’obligations sur les marchés. Le mouvement devrait s’enclencher en septembre pour se terminer aux alentours de la fin de l’année ou du début de l’année prochaine. L’objectif de la BCE de faire remonter l’inflation jusqu’au niveau de 2 % est en effet à portée de vue. Mais pas encore vraiment à portée de main. Parce que les indicateurs de l’inflation attendue, à l’évolution beaucoup moins erratique que l’inflation réalisée, divergent encore fortement de l’ambition de la BCE. Mais cela ne semble pas l’émouvoir. Il va de soi que la BCE est la mieux placée pour évaluer les perspectives de la hausse des prix. Lire la suite

Western spaghetti

La vie ne comporte, dit-on, que deux grandes certitudes. Vous payerez des taxes (qui ont un vague rapport avec les services que les pouvoirs publics prestent en échange) et vous mourrez un jour (un problème purement technique que la génération suivante se charge de résoudre). En Italie, il s’en ajoute une troisième: une tempête politique n’est jamais très loin. Si les deux premières certitudes ne suscitent plus guère de froncements de sourcils – et nous le déplorons –, en revanche la 65e formation du gouvernement en Italie depuis la Seconde Guerre mondiale, – jugée à nouveau impossible – provoque actuellement de grands mouvements sur les marchés financiers. Lire la suite