536 après JC

Jusqu’il y a peu, l’année 536 de notre ère était pointée dans les livres d’histoire comme la pire période qu’aient jamais connue nos semblables depuis qu’ils déambulent sur cette planète.

La lumière du soleil s’était comme éteinte derrière un mystérieux brouillard sec, ce qui avait fait chuter la température. Même en août, le mercure avait remonté à peine au-dessus de zéro degré. Les récoltes n’avaient rien donné de la Chine jusqu’en Irlande, provoquant une famine qui allait décimer la population. Pour couronner le tout, la peste bubonique avait pointé le bout de son nez hideux aux frontières de l’Empire romain d’Orient avant de se propager comme une traînée de poudre noire. À cette époque, pas moins de 100 millions d’âmes[i] ont franchi les portes du Paradis plus tôt qu’elles ne l’auraient souhaité. La raison précise de cette catastrophe-éclair inouïe fait toujours l’objet de conjectures. Les hypothèses les plus vraisemblables sont aussi les plus fascinantes : l’éruption volcanique en Amérique centrale ou en Islande, ou encore l’explosion d’un cratère près de Sumatra. Lire la suite

1966

Il va sans dire que la volatilité croissante sur les bourses mondiales est de nature à inquiéter les investisseurs. Bien que nous sachions que le repli actuel sera à long terme porteur de possibilités et bien que nous soyons munis de tous les supports statistiques imaginables pour étayer cette affirmation, nous n’en demeurons pas moins préoccupés et dans l’attente des prochaines évolutions et données économiques. Lire la suite

Après les rodomontades, place à la remontada !

Il semble que le président américain ait fini par faire entendre raison au patron de la Réserve fédérale (Fed). Le gouverneur de la banque centrale américaine a en tous cas baissé de plusieurs tons et ce n’est pas nous qui le regretterons. Depuis le début de cette crisette, nous n’avons pas manqué en effet de souligner que Jerome Powell exagérait la nécessité de procéder à une série de nouveaux relèvements du taux directeur de la Fed au cours des prochains mois, créant un inutile vent de panique sur les marchés. Lire la suite