Sur des vieilles lunes, des colombes hébétées, des investisseurs nerveux et encore beaucoup d’autres curieux personnages de notre monde

Le virage à 180 degrés que le président de la banque centrale américaine a pris dans ses derniers commentaires n’a été que très modérément apprécié par les marchés financiers.

En réalité, Jerome Powell n’a fait que reconnaître l’urgence de corriger ses déclarations antérieures, basées sur une analyse obsolète – qui aurait (peut-être) été pertinente en d’autres temps.

Notre satisfaction, teintée de soulagement, d’avoir eu raison ne peut évidemment pas effacer les ravages financiers des commentaires excessivement durs que le président de la Fed s’est complu à proférer, en septembre 2018, sur la nécessité de continuer à relever le taux d’intérêt directeur américain. Des pertes totalement inutiles qui n’ont pu être récupérées qu’après plusieurs mois. Lire la suite

Joyeux anniversaire

À l’époque, ce qu’Alan Parsons réussit à mettre en boîte relève encore du travail d’orfèvre musical. L’ingénieur du son bricole un système expérimental (nous sommes en 1973) destiné à émettre simultanément des tintements d’un grand nombre de vieilles horloges.

La sonorité produite plaît tant au légendaire groupe de rock Pink Floyd que celui-ci s’en sert comme intro pour Time, un des meilleurs morceaux de son album culte The Dark Side of The Moon. Les paroles de cette plage dédiée au temps qui passe, bercée par ces sons incongrus, traitent surtout de thèmes intemporels : la nostalgie de sa jeunesse, les années qui filent trop vite et les occasions manquées, tout absorbés que nous sommes à contempler la pluie ou à regarder la télé.

(…) 10 years have got behind you. No one told you when to run. You missed the starting gun. Lire la suite

Game of Thrones

Amateurs de manœuvres sans vergogne, de machinations au grand jour, de coups de Jarnac sans scrupules et autres débats pseudo-intellectuels gratinés d’exagérations grotesques qui plombent toute discussion sensée, tournez-vous à présent vers le Parlement britannique qui sert, semble-t-il, de nouveau décor aux derniers épisodes de la série télé légendaire. Pendant qu’un ennemi féroce s’apprête à défoncer les portes de Londres, les milieux politiques britanniques se piétinent les uns les autres à la recherche d’une issue possible.

Le no deal Brexit se rapproche à grands pas mais les marchés financiers paraissent adopter un flegme très british. Les investisseurs partent apparemment du principe que personne ne peut être habité par une pulsion à ce point autodestructrice que celle d’exposer l’Empire britannique aux conséquences chaotiques d’un Brexit sans accord. Lire la suite