Cela s’est passé la nuit de Noël (c’est vrai)

Nous nourrissions bien un certain scepticisme à son sujet. Avouez-le : son histoire était tout bonnement incroyable. Sa genèse remonte à la révolution protestante du XVIe siècle qui, parmi les déviances reprochées à l’Église, avait mis à bas tous les saints (idolâtrés), sans leur laisser aucun espoir de rédemption. Le chagrin des petits enfants sages avait permis cependant d’en sauver un, mais par une voie détournée, passant par le Grand Nord. Il signa donc son grand retour sur la scène des miracles enchanteurs à la faveur d’une gigantesque campagne de marketing d’une entreprise américaine, qui en profita pour germaniser son nom en « Santa Claus ». Il envoya ainsi définitivement aux oubliettes le vénérable et véritable « Grand Saint », sauf sur l’étroit territoire des Plats pays.

Le 24 décembre 2018, mon scepticisme à l’égard de ce parvenu a pris cependant un tour inattendu. Qui d’autre que le Père Noël aurait pu ainsi remettre sur le droit chemin les bourses mondiales où les actions s’apprêtaient à prendre un virage dramatique ? D’un robuste coup de hanches sur son traîneau, il a réussi à empêcher l’indice des actions américaines de sortir de son formidable tracé, à savoir la plus longue période de hausse des cours des actions dans l’histoire. Lebull run actuel a démarré en effet en mars 2009.

En termes techniques, un bull run est rompu lorsque l’indice des cours recule de plus de 20 % par rapport à son niveau le plus haut. Certes, intraday, la glace s’était fendue mais, à la clôture au réveillon de Noël, cet indice n’avait perdu « que » 19,50 % par rapport à son dernier sommet. Depuis ce creux légendaire, l’indice S&P américain a progressé de 37 % (chiffre arrêté au matin du 23 décembre 2019).

Il y a un an, les oiseaux de mauvais augure avaient cependant tellement noirci les perspectives de l’économie mondiale que peu d’investisseurs osaient avancer des prévisions optimistes pour les marchés financiers en 2019.

Mais nos lecteurs le savaient pourtant bien. Lire la suite

Noël précoce le Vendredi saint

Ces dernières semaines, la crainte de l’instauration de nouveaux tarifs douaniers américains sur les biens de consommation importés de Chine à partir du 15 décembre avait conduit certains à se mettre à l’abri comme si le ciel allait leur tomber sur la tête.

Nos lecteurs le savaient pourtant bien. Quand bien même la concrétisation de cette mesure aurait fait tanguer les marchés financiers, ils se seraient rapidement remis en selle par la suite. L’économie est en effet très flexible et peut s’adapter assez vite à un nouvel environnement. Lire la suite

Good cop, bad cop

Tout comme nous en avons assez des chauffards qui collent aux pare-chocs sur l’autoroute et du vacarme assourdissant des souffleurs de feuilles, nous en avons plus que marre des commentaires gratuits et des tweets impulsifs du président américain. Ses déclarations imprévisibles et arbitraires sur l’évolution des négociations commerciales sino-américaines ont toutefois de nouveau conduit les marchés financiers à dévier de gauche à droite. Nos lecteurs le savent pourtant bien. Lire la suite