Canard boiteux

Bienvenue en cette période de douches froides sur les marchés financiers! Après toutes les nouvelles encourageantes des mois écoulés (surtout en provenance des États-Unis), qui sont d’ailleurs déjà intégrées en grande partie dans les cours boursiers, place à l’heure de vérité, à l’aune des investissements concrets, des dépenses de consommation et des bénéfices des entreprises sonnants et trébuchants. Lire la suite

Ni fleurs, ni couronnes

La grande crise boursière de la mi-2015, comme on l’appelait encore il y a quelques semaines, n’est déjà plus qu’un mauvais souvenir. Elle a rendu les armes après un déclenchement de violence fondé, comme souvent dans les entreprises humaines, sur des arguments complètement faux, des analyses superficielles et des conclusions hâtives. Les marchés financiers n’y échappent pas.

Nous ne verserons donc aucune larme sur ces épisodes fâcheux.

En revanche, nous allons examiner les éventuelles interprétations positives des développements survenus sur les marchés entre les mois de juin et de septembre, qui avaient suscité d’emblée notre plus grande perplexité, voire notre agacement. Il en est une particulièrement réjouissante : les erreurs régulières des marchés financiers – sous la pression de commentaires populistes cherchant à attiser la suspicion naturelle d’investisseurs mal informés – offrent des opportunités à ceux qui prennent la peine d’étudier la situation plus en profondeur. Dans des marchés baissiers comme haussiers d’ailleurs. Lire la suite

Le commun des mortels…

À présent que la Grèce ne semble plus (pour combien de temps?) être le centre de l’univers et que le commun des mortels a pu donner son avis sur le sujet (bien souvent sans être gêné par le manque de connaissance de la situation réelle), nous pouvons à nouveau nous concentrer sur d’autres contrées. La zone euro, la Chine et les États-Unis ayant eux aussi leur mot à dire dans la croissance de l’économie mondiale et l’humeur sur les marchés mondiaux des actions et des obligations, ces régions méritent, de temps à autre, qu’on leur prête une certaine attention. Lire la suite

Give Greece a chance

En 490 avant J.C., selon une légende tout aussi tenace que fantaisiste, un soldat (mal entraîné) a couru de Marathon à Athènes pour annoncer la bonne nouvelle : la victoire sur les troupes perses. Phidippidès avait couru à perdre haleine. Après avoir prononcé ses paroles historiques, il s’écroula des suites d’une insolation. Lire la suite

Où se passait la fête (économique)?

Vous n’avez sans doute pas été vraiment surpris par la chute majeure du baromètre conjoncturel américain le 1er avril, les chiffres de l’indice ISM industriel ayant même frôlé dangereusement la barre des 50 %. Les marchés financiers ont cependant réagi de manière extrêmement posée et n’ont, tout bien considéré, pas fait trop grand cas de la quatrième baisse consécutive de cet indice de premier ordre. Lire la suite

Un pensiero nemico di pace*

Les deux tentatives précédentes de la Banque centrale européenne afin de restaurer la confiance dans le secteur bancaire par des tests de résistance se sont soldées par une grosse gaffe (pour le dire poliment). Comme l’ont révélé les résultats, ce sont précisément les banques ayant reçu le plus de louanges qui ont été les premières à sombrer. L’objectif visé par les tests était touchant: les investisseurs et les épargnants devaient être rassurés coûte que coûte et tous les moyens ou presque étaient bons pour y parvenir. Les tests de résistance ont été quelque peu « forcés » et une utilisation abusive de la technique – pourtant solide – à la base de cette méthode a permis d’aboutir au résultat souhaité. Ce qui n’a pas manqué, à l’époque, de susciter la commisération de toute personne douée de bon sens avec une formation minimale en statistique. Heureusement, la BCE a également accompli durant la période concernée un travail particulièrement positif, en fournissant notamment aux marchés financiers des liquidités de manière plus que suffisante. Toute personne ayant un peu d’expérience de recherche en ce qui concerne le risque financier systémique connaît en effet la cause principale de ce type d’évolution dramatique: une rechute de l’apport de liquidités dans le secteur financier.

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Disneyworld

Comme tous les autres baby-boomers, nous sommes particulièrement influencés par les premières impressions laissées dans notre esprit par la forme d’art la plus noble: le dessin animé. Le leitmotiv de ces chefs-d’œuvre de Walt Disney et de ses collaborateurs géniaux était indéniablement clair et transparent et traversait comme un fil rouge chaque nouvelle histoire (très appréciée). Tout finissait bien, même si, entretemps, la situation paraissait parfois sombre ou désespérée.

Outre quelques constats scientifiques sur les liens établis entre un certain nombre de variables qui déterminent l’évolution des bourses (tels les taux d’intérêt, les bénéfices des entreprises et les primes de risque) et nous fournissent une stratégie cohérente à long terme, notre foi inébranlable dans la philosophie Disney nous permet également de garder prise à court terme…

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Ce sont les soldes!

Et on les retrouve un peu partout. Aussi bien sur les marchés boursiers qu’à la pompe à essence. Seules les obligations d’État en Allemagne et aux États-Unis sont encore plus onéreuses, si tant est que ce soit possible, et offrent tout au plus une rémunération minimale à ceux qui souhaitent s’engager sur de longues périodes. Nous délaissons toutefois ce dernier risque. Mais les baisses enregistrées par les marchés boursiers et les prix du pétrole offrent des perspectives intéressantes. Commençons par la diminution brusque et marquée du prix de cette substance visqueuse qui domine encore toujours notre approvisionnement énergétique.

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